Bar légendaire fréquenté par Al Capone pendant la
prohibition, le Green Mill a toujours été l’une des boîtes de jazz préférées des Chicagoans depuis son ouverture en 1917.
Rien ou presque n’a changé depuis. C’est ici que sont nés les premiers « Poetry Slams ». Organisés par Marc Smith, les Poetry Slams ont toujours lieu le dimanche soir, et les poètes
improvisés viennent tester leurs talents de conteurs.
Le jeudi soir, c’est soirée swing, avec le Alan Gresich Swing Shift Orchestra ; tous les autres jours de la semaine, c’est du très bon jazz (surveiller les concerts dans le Chicago
Reader).
Al Capone s’asseyait toujours dans les fauteuils du fond de la salle qui faisaient face à l’entrée du Green Mill, pour pouvoir surveiller les allées et venues. Dissimulés sous la banquette de
certains canapés, des tunnels ont même été creusés pour relier le Green Mill au théâtre Aragon et au théâtre Riviera, pour pouvoir approvisionner les bars en alcool. Un vieux livre vert rempli de
coupures de journaux retrace l’histoire du lieu ; on peut le consulter au bar. Au-dessus des rangées de bouteilles, derrière le comptoir, on peut aussi lire des citations de quelques gangsters
gravées dans le bois, et notamment : « Tu as fait du tort au Green Mill, je vais te transformer en confettis. » Charmant.